Les opérations de soutien d'étiage

Le Sméag organise les réalimentations de soutien d’étiage de la Garonne afin de maintenir les niveaux d’eau nécessaires pour éviter les conflits entre usages et la détérioration du milieu aquatique.

DES CONTRATS DE COOPERATION PLURIANNUELLE

Depuis l’été 1993, la Garonne bénéficie, entre le 1er juillet et le 31 octobre, de réalimentations de soutien d’étiage. Le dispositif s’appuie sur les ouvrages hydroélectriques d’Izourt, de Gnioure, de Laparan et de Soulcem (dites IGLS), le lac d'Oô, le réservoir de Montbel et le réservoir de Filhet depuis 2017. Son efficacité s’observe tout le long du fleuve, jusqu’à l’estuaire. Les opérations permettent de réduire de moitié les situations de tension autour de la ressource en eau et les restrictions de prélèvements et d’usages. Toutefois, les moyens actuels ne permettent pas de garantir les débits d’objectif d’étiage (DOE) fixés. C’est dans une volonté de diversification et d’efficacité du soutien d’étiage que le Plan de gestion d’étiage (PGE) Garonne-Ariège 2018-2027 recherche la mobilisation d’autres ressources en France ainsi que dès le Val d’Aran.

Initialement, le PGE Garonne-Ariège, validé en 2004, prévoyait une augmentation du volume d'eau mobilisé, selon deux options :

  • un recours aux seules ressources hydroélectriques existantes ; atteint depuis l’année 2007 ;
  • un recours limité à la ressource hydroélectrique et la création d’un réservoir structurant de soutien d’étiage pour la Garonne, le réservoir de Charlas (non réalisé à ce jour).
 
La Garonne n’étant pas dotée de réserves en eau dédiées au soutien d'étiage, des accords transitoires de coopération ont été renouvelés avec les gestionnaires de réserves existantes. En parallèle, le PGE Garonne-Ariège a été révisé pour la periode 2018-2027. Il propose une panoplie d'actions en faveur de l'étiage du fleuve et présente une triple vocation :
  • un outil de gestion qui facilite la prise de décisions pour la gestion annuelle des étiages
  • un outil de prévision décennale dans un contexte d'adaptation nécessaire aux changements climatiques
  • un outil de partage de l'information et de cohérence inter-bassin qui doit faciliter les prises de décsion à l'échelle locale, interrégionale et interbassin 
 

Enfin, l'instauration au 1er trimestre 2014 de la redevance pour service rendu, dite de Gestion d'étiage, permet de pérenniser le financement des actions figurant au PGE Garonne-Ariège, dont le soutien d'étiage.

LES ACTEURS DE LA DÉMARCHE

Ce dispositif s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Sdage Adour-Garonne et du PGE Garonne-Ariège. Un Comité de gestion du soutien d’étiage, présidé par le Préfet coordonnateur du sous bassin de la Garonne et le président du Sméag, fixe chaque année les objectifs stratégiques du soutien d’étiage et valide les bilans de campagne. Il associe le Sméag, les services de l’État et de l’Agence de l’eau Adour-Garonne, les gestionnaires des ressources conventionnées, les trois Organismes Uniques désignés par l'Etat pour la gestion de l'eau agricole et des représentants de chacune des quatre grandes catégories d’usagers (agriculture, industrie, eau potable, navigation).

LES VINGTS ANS DE SOUTIEN D'ETIAGE

Ci-dessous vous pouvez visualiser ou télécharger le diaporama présenté le 17 octobre 2013 à l'occasion des premières Rencontres de Garonne et des 20 ans du soutien d'étiage.


 

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Contacts

Bernard LEROY

Tél : 05 62 72 76 00

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Financement

Jusqu'en 2013 : dépense prévisionnelle maximale de 3,6 M€ :
  • 75 % Agence de l'eau
  • 20,4 % SMEAG
  • 4,6 % EDF
     
À partir de 2014 : dépense prévisionnelle maxi du dispositif de soutien d'étiage de 4,2 M€.
  • 55 % SMEAG (50 % au titre de la redevance de Gestion d'étiage et 5 % au titre des cotisations des collectivités membres du Sméag).
  • 45 % Agence de l'eau
A partir de 2016 :
  • 50 % SMEAG (40 % au titre de la redevance de gestion d'étiage et 10 %  au titre des cotisations des collectivités membres)
  • 50 % Agence de l'eau