Les opérations de soutien d'étiage

Le Sméag organise les réalimentations de soutien d’étiage de la Garonne afin de maintenir les niveaux d’eau nécessaires pour éviter les conflits entre usages et la détérioration du milieu aquatique.

DES CONTRATS DE COOPERATION PLURIANNUELLE

Depuis l’été 1993, la Garonne bénéficie, entre le 1er juillet et le 31 octobre, de réalimentations de soutien d’étiage. Le dispositif s’appuie sur les ouvrages hydroélectriques d’Izourt, de Gnioure, de Laparan et de Soulcem (dites IGLS), le lac d'Oô et le réservoir de Montbel. Son efficacité s’observe tout le long du fleuve, jusqu’à l’estuaire. Les opérations permettent de réduire de moitié les situations de tension autour de la ressource en eau et les restrictions de prélèvements et d’usages. Toutefois, les moyens actuels ne permettent pas de garantir les débits d’objectif d’étiage (DOE) fixés. C’est dans une volonté de diversification et d’efficacité du soutien d’étiage que le Plan de gestion d’étiage (PGE) Garonne-Ariège recherche la mobilisation d’autres ressources en France ainsi que dès le Val d’Aran (non réalisé à ce jour). 

Au-delà, le PGE Garonne-Ariège, validé en 2004, prévoyait une augmentation du volume d'eau mobilisé, selon deux options :

  • un recours aux seules ressources hydroélectriques existantes ; atteint depuis l’année 2007 ;
  • un recours limité à la ressource hydroélectrique et la création d’un réservoir structurant de soutien d’étiage pour la Garonne, le réservoir de Charlas (non réalisé à ce jour).
 
LES ACTIONS EN COURS
 
La Garonne n’est pas dotée de réserves en eau dédiées au soutien d'étiage. Aussi des accords transitoires de coopération ont été renouvelés pour la période 2014-2018 avec les gestionnaires de réserves existantes. En parallèle, la révision du PGE Garonne-Ariège (lieu d’échange et de concertation sur le programme d’actions pour la période 2017-2026) a débuté en février 2011. Après une interruption de trois ans et demi, afin d'attendre le résultat d'études sur les perspectives liées au changement climatique, sur la recherche de sites pour la création de réserves en eau, ainsi que des nouvelles modalités de financement des retenues d'eau par l'Etat et l'Agence de l'eau, la révision du PGE a repris en mai 2016 et devrait s'achever en fin d'année 2017.

Enfin, l'instauration au 1er trimestre 2014 de la redevance pour service rendu, dite de Gestion d'étiage, permet de pérenniser le financement des actions figurant au PGE Garonne-Ariège, dont le soutien d'étiage.

LES ACTEURS DE LA DÉMARCHE

Ce dispositif s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Sdage Adour-Garonne et du PGE Garonne-Ariège. Un Comité de gestion du soutien d’étiage, présidé par le Préfet coordonnateur du sous bassin de la Garonne et le président du Sméag, fixe chaque année les objectifs stratégiques du soutien d’étiage et valide les bilans de campagne. Il associe le Sméag, les services de l’État et de l’Agence de l’eau Adour-Garonne, les gestionnaires des ressources conventionnées, les trois Organismes Uniques désignés par l'Etat pour la gestion de l'eau agricole et des représentants de chacune des quatre grandes catégories d’usagers (agriculture, industrie, eau potable, navigation).

LES VINGTS ANS DE SOUTIEN D'ETIAGE

Ci-dessous vous pouvez visualiser ou télécharger le diaporama présenté le 17 octobre 2013 à l'occasion des premières Rencontres de Garonne et des 20 ans du soutien d'étiage.


 

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Contacts

Bernard LEROY

Tél : 05 62 72 76 00

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Financement

Jusqu'en 2013 : dépense prévisionnelle maximale de 3,6 M€ :
  • 75 % Agence de l'eau
  • 20,4 % SMEAG
  • 4,6 % EDF
     
À partir de 2014 : dépense prévisionnelle maxi du dispositif de soutien d'étiage de 4,2 M€.
  • 55 % SMEAG (50 % au titre de la redevance de Gestion d'étiage et 5 % au titre des cotisations des collectivités membres du Sméag).
  • 45 % Agence de l'eau
A partir de 2016 :
  • 50 % SMEAG (40 % au titre de la redevance de gestion d'étiage et 10 %  au titre des cotisations des collectivités membres)
  • 50 % Agence de l'eau